Hadjeb El Ayoun se situe entre Kairouan et Sbitla sur l’axe routier GP3 qui relie le Nord au Sud tunisien.
Elle est à 65 km de Kairouan et à 45 km de Sbitla.
Ses origines remontent à l’époque Romaine, elle s’appelait « Masclianae » et elle a connu un grand essor économique, culturel et religieux comme le prouvent de nombreux sites archéologiques autour de la ville.
Cette importance découle directement de sa situation géographique très privilégiée entre « Sufetula » et « Aquae Regiae » et ses nombreuses sources d’eau jaillissant à fleur du sol ont fait d’elle une station incontournable pour les caravanes et pour les armées romaines et ensuite musulmanes. Les sources thermales sulfureuses proche de la ville ont été utilisées pour soigner les pathologies dermiques et les blessés « Hammam Sidi Maamer ».
En l’an 647 de l’hégire les musulmans s’installent à Hadjeb El Ayoun après avoir vaincu les armées romaines à Sebitla. Cette conquête est connue sous le nom de « conquête des 7 Abdallah » car les chefs militaires, au nombre de 7, s’appelaient tous Abdallah et étaient tous des Sahaba et fils de Sahaba, c'est-à-dire compagnons du Prophète. Ils y trouvent un site stratégique, l’eau et la verdure ne manquent pas, et le bain thermal leur sert à soigner les blessés.
Hadjeb El Ayoun s’appela « Jaâfer » jusqu'à l’époque de la colonisation française, puis son nom devint alors la « Barraka » puis Souk Ethlatha » allusion faite au jour du marché qui se tenait le mardi.
Un grand nombre de Français, Italiens et Juifs se sont installés à Hadjeb El Ayoun.
La création de la municipalité par le décret du 5 juillet 1956 stipule que la localité s’appelle Hadjeb El Ayoun. Cette dénomination fait allusion aux nombreuses sources d’eau autour de la ville.

